Sur le seuil de l’entrée

Vous poussez la porte sans savoir ce que vous espérez trouver derrière

L’air est lourd. Immobile

Devant vous s’étend une bibliothèque abandonnée au cœur des jungles véléniennes. Immense et silencieuse. Des rangées de rayonnages disparaissent dans l’obscurité, chargées de manuscrits si anciens qu’ils semblent avoir survécu à des royaumes entiers. Depuis combien de temps personne n’a-t-il mis les pieds ici ? Vous vous approchez d’une lanterne abandonnée au sol. En son centre lévite un cristal orangé dont la lumière vacille faiblement. Lorsque vous soufflez sur la vitre poussiéreuse, un nuage gris s’élève autour de vous et vous arrache une toux sèche.

Ce sera suffisant.

Les faibles lueurs qui filtrent à travers le verre éclairent juste assez les allées pour révéler ce qui dort entre les piles de manuscrits. Vous relevez les yeux vers l’immense hall. Puis, la gorge serrée, vous faites votre premier pas dans les Archives de Véléniade.

Robe-clad person reading an ancient book at a wooden desk with glowing floating crystals in a large gothic library
Dimly lit ancient hall with glowing books on pedestals and a large throne at the end

Au sommet de la tour

Votre progression à travers les Archives vous conduit jusqu’à un immense escalier dissimulé au fond du hall. Ici, les hautes fenêtres, miraculeusement intactes, diffusent une lumière pâle à travers des fresques de verre représentant des scènes mythiques aux allures divines.

Puis vous atteignez le sommet.

Une vaste salle bordée de colonnades s’ouvre devant vous. Au fond trône un siège de pierre dont les accoudoirs ont été polis par le temps. Mais ce n’est pas lui qui attire votre regard.

Autour de la salle se dressent plusieurs piliers monumentaux. Sur chacun d’eux repose un livre gigantesque à la reliure singulière. Certains sont marqués d’or terni, d’autres de chaînes noircies ou de symboles à demi effacés par le temps. Vous comprenez immédiatement qu’il ne s’agit pas de simples ouvrages.

Vous vous approchez lentement. Lequel ouvrirez-vous en premier ?

Un couloir dérobé

Alors que vous vous approchez de l’une des sagas, un bruit étouffé attire soudain votre attention. Entre deux tapisseries usées se dissimule un étroit couloir qui semble s’enfoncer plus profondément dans les Archives. Puis vous remarquez quelque chose dans la salle que vous venez de quitter : les bougies, certaines brûlent encore.

Il y a quelqu’un d’autre ici.

Le pas hésitant, l’esprit traversé d’incertitudes, vous vous engagez dans le passage jusqu’à atteindre une simple porte de bois, sans symbole ni fioriture. Vous la poussez lentement.

Là, assis derrière un vaste bureau encombré de manuscrits, se tient le Chroniqueur. Une plume à la main, il poursuit l’écriture de son prochain texte avec calme. Finalement, il relève les yeux vers vous. Puis, d’un geste amical, il vous invite à vous asseoir à ses côtés.

Change archivist clothing to darker imperial robes